Mise en scène et chorégraphie : Mélanie Demers, avec la collaboration des interprètes 
Interprètes à la création :  Marc Boivin, James Gnam, Brianna Lombardo et Riley Sims
Inteprètes : Marc Boivin, Riley Sims, Francis Ducharme et Chi Long
Dramaturge : Angélique Willkie
Assistante aux répétitions : Anne-Marie Jourdenais
Lumières : Alexandre Pilon-Guay
Musique originale : Jacques Poulin-Denis et Antoine Berthiaume
Crédit photos : Mathieu Doyon

L’Homme aime à croire qu’il est le centre du monde. Pourtant, Il connaît les dinosaures, les empires déchus et les glaciations. Il se sait mortel mais s’imagine éternellement. Un jour lucide, il se voit comme il est, médiocre et périssable. Le lendemain, il se pense libre, glorieux et triomphant.

Dans la grande marche du monde, l’Homme n’est rien d’autre qu’un petit animal triste. Mais un animal qui se console dans la beauté et dans son désir d’immortalité. Pour cela, il s’invente des religions, des philosophies, des civilisations. Il conquiert, domine, opprime. Et se reproduit. Il se jauge, il s’étudie. Il écrit, relate, rapporte. Il ne se comprend que très rarement et n’échappe jamais tout à fait à sa condition. Et au fond, l’Homme est cet être insignifiant qui aspire à un peu plus et un peu mieux.

Animal Triste est peut-être un arrêt sur image pour tenter de saisir la nature et la posture de l’Homme dans toute son Humanité.

Animal Triste est une coproduction du Festival Danse Canada. Le projet a reçu le support du Conseil des Arts du Canada, du Conseil des arts et des lettres du Québec et du Conseil des arts de Montréal.


La chorégraphe Mélanie Demers semble s’imposer pour cette pièce une retenue, une façon d’éditer presque avec cruauté son propre matériel ; elle ne cède ni à ses tics ni à ses forces. […] En résulte une pièce charnière. 
C. Lalonde, Le Devoir, février 17

Demers propose à cet effet une gestuelle captivante, tout en retenue explosive, où l’identité primale et animale semble matée par une conscience qui tord le corps et le désarticule, l’entraînant dans un déséquilibre constant. 
I. Gagnon-Paradis, La Presse, février 17